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Anjou, l’an zéro : le chenin face au dérèglement

Reportage · Loire

Dans les vignes d’Anjou, le chenin affronte des conditions climatiques inédites. Printemps précoces, étés brûlants, vendanges décalées : le cépage emblématique de la Loire doit se réinventer.

Les vignerons angevins le disent sans détour : les repères ont changé. Les dates de vendanges ont glissé de deux à trois semaines en vingt ans. Certains expérimentent : vendanges de nuit, enherbement des vignes, retour aux porte-greffes anciens.

Ce qui donne de l’espoir, c’est le terroir lui-même. Les tuffes et schistes de l’Anjou ont une capacité naturelle à réguler la chaleur. Et le chenin garde une acidité naturelle que bien d’autres cépages ont perdue. L’an zéro, pour ces vignerons, c’est un point de départ — pas une catastrophe.

Fondateur de La Lettre du Vin. Quinze ans à écrire sur le vin, des grands crus aux pépites confidentielles, avec une obsession : rendre le vin accessible sans le simplifier.

Bertrand Roubaud

Rédacteur et dégustateur. Ancien sommelier reconverti dans l’écriture, il traque les vignerons qui font bouger les lignes et les terroirs oubliés.

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