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Pourquoi vos grands crus de Bourgogne valent une voiture neuve

Enquête · Marché · Bourgogne · Abonnés

Une bouteille de Romanée-Conti peut se négocier à plus de 20 000 euros. Même un Gevrey-Chambertin village correct dépasse désormais les 40 euros en cave. Comment en est-on arrivé là ?

La rareté d’abord : les appellations grand cru les plus célèbres n’occupent que quelques hectares. La Romanée-Conti, c’est 1,8 hectare pour 5 000 à 6 000 bouteilles par an. L’essor des marchés asiatique, américain et britannique a ensuite bouleversé l’équation.

Le vin de Bourgogne est devenu une classe d’actifs. Des fonds d’investissement en achètent à la palette pour revendre plus cher. Pour les amateurs qui veulent boire et non thésauriser, des alternatives existent : villages moins connus, appellations régionales de qualité. Mais il faut savoir chercher.

Rédacteur et dégustateur. Ancien sommelier reconverti dans l’écriture, il traque les vignerons qui font bouger les lignes et les terroirs oubliés.

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