Ils étaient 66 candidats au départ de cette compétition organisée par l’Association de la sommellerie internationale (ASI). Après les quarts de finale et la demi-finale, trois finalistes se sont retrouvés sur la scène du Coliseu dos Recreios : Nikolai Haram Svorte, 29 ans, Pascaline Lepeltier et le Japonais Wataru Iwata, qui termine troisième. La finale a duré plus de quatre heures. Elle comprenait une dégustation à l’aveugle, le service d’un porto vintage et des accords mets-vins sur des effervescents de cinq pays.
« On a assisté à une finale magistrale de Pascaline, qui s’est montrée talentueuse, démonstrative et concise », a salué Florent Martin, l’un de ses entraîneurs. Meilleur sommelier de France en 2018 et Meilleur ouvrier de France, Pascaline Lepeltier dirige la carte des vins de Chambers, à New York. Elle y défend les vins bio, biodynamiques et nature, dont beaucoup viennent de sa Loire natale. Pour ce concours, elle s’est préparée pendant quatre ans avec l’équipe de France, encadrée par David Biraud. « Ces quatre ans de préparation m’ont apporté énormément », a-t-elle confié malgré sa déception de ne pas se hisser sur la première place du podium.
Bon à savoir
Créé en 1969, le concours n’a jamais été remporté par une femme. Le dernier titre français remonte à Olivier Poussier, en 2000.
Le titre échappe donc encore à la France, mais de peu. Avec cette deuxième place, la sommellerie française montre qu’elle reste au plus haut niveau, et que, malgré certaines idées reçues encore tenaces, elle est loin d’être une discipline réservée aux hommes.


