Le duo français a remporté la 14e édition du championnat organisé par La Revue du vin de France, à l’espace Jeanne-Laurent, avec 189 points. Il devance le Japon (181 points) et le Brésil (159 points). Une quarantaine de nations venues des cinq continents étaient en lice. Pour chacun des douze vins servis, les équipes avaient dix minutes pour trouver le cépage, le pays, l’appellation et le millésime. Parmi eux figuraient un crémant de Luxembourg 2010, un riesling de Clare Valley, en Australie, un brunello di Montalcino 2020 et un cabernet-sauvignon chinois du Ningxia.
Le Japon a talonné la France jusqu’au bout. Le dernier verre a fait la différence : un madère Sercial de la maison Blandy’s, un vin muté portugais que peu de dégustateurs croisent au quotidien.
Bon à savoir
La France a déjà remporté ce championnat en 2014, 2019, 2020 et 2025. Cette année, l’équipe tricolore est entièrement féminine.
Les deux championnes ont des parcours différents. Camille Guilbaud est sommelière à l’Hôtel du Cap-Eden-Roc, à Antibes, après des passages au restaurant Lalique, dans le Bordelais, et à La Dame de Pic. Le parcours de Candy Sangare, ancienne hôtesse de l’air pendant 14 ans, force le respect. Après sa carrière chez Air France, elle a pris la direction d’un restaurant français au Brésil presque par hasard.
À l’époque, elle ne savait pas faire la différence entre un chardonnay et un pinot noir, et elle a appris sur le tard : visites de vignobles, formations, deux mois de bénévolat dans un vignoble des Cinque Terre. Dix ans plus tard, elle est championne du monde. Preuve que la dégustation à l’aveugle, qui semble réservée aux experts, s’apprend.


