Les Ambassadeurs des Vins Jaunes, qui organisent la fête depuis 1997, renouent avec le format qui a fait sa réputation : un village du vignoble plutôt qu’une ville. Arlay, environ 1 200 habitants, l’avait déjà accueillie en 2003. Le village abrite surtout deux maisons qui ont marqué l’histoire du vin jaune, le Château d’Arlay et le domaine Jean Bourdy. « La Percée, c’est ce moment rare où tout un territoire se met à vibrer à l’unisson », résume Sébastien Cartaux, ambassadeur de l’édition.
Le défi est d’abord logistique. L’édition 2026 a réuni autour de 33 000 visiteurs à Lons, et celle de 2025 avait été annulée, les organisateurs ne parvenant plus à encadrer une fête devenue trop grande pour ses bénévoles. Pour éviter l’engorgement, aucun billet ne sera vendu sur place : le pass, qui comprend un verre et dix tickets de dégustation, s’achète uniquement en ligne sur le site officiel.
Bon à savoir
Le vin jaune, issu du cépage savagnin, vieillit au moins six ans et trois mois en fût, sans ouillage, sous un voile de levures qui lui donne ses notes de noix et d’épices. Le 2020, né d’une année chaude et précoce, sera dégusté pour la première fois en public à la Percée d’Arlay.
Au programme, les temps forts habituels : cérémonie de mise en perce, clavelinage, concours de cuisine, soirée des rencontres vigneronnes et vente aux enchères de vieux millésimes. Après les couacs de 2025, le choix d’un format village est un retour aux sources assumé. Cette édition 2027 s’annonce tonitruante, en témoigne l’ébullition observée sur la billetterie


