Organisé par l’Association de la sommellerie internationale (ASI), le concours réunit cette semaine dans la capitale portugaise les meilleurs professionnels de la planète pour sa 18e édition. Après deux jours de quarts de finale, entre questions théoriques, dégustations à l’aveugle et épreuves de service, vingt candidats ont passé la demi-finale le 15 octobre. Trois d’entre eux s’affrontent ce vendredi 16 octobre en finale publique, sur la scène du Coliseu dos Recreios.
Pascaline Lepeltier arrive avec un palmarès solide. Meilleur sommelier de France en 2018, elle est aussi Meilleur ouvrier de France, le titre artisanal le plus exigeant du pays. Quatrième du mondial à Paris en 2023, médaillée d’argent au championnat d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient à Belgrade en 2024, elle dirige la carte des vins de Chambers, à New York, une adresse réputée pour ses vins de terroir et de vignerons engagés.
Bon à savoir
Cinq femmes ont atteint la demi-finale cette année, un record dans l’histoire du concours, créé en 1969. Aucune ne l’a encore jamais remporté. Côté français, le dernier titre remonte à Olivier Poussier, en 2000.
Une victoire de Pascaline Lepeltier ferait donc tomber deux plafonds à la fois. Elle dirait aussi quelque chose de la sommellerie d’aujourd’hui : un métier de transmission, où l’on défend autant les vignerons et leurs terroirs que les grandes étiquettes. Mais aussi un monde loin d’être un boys club, malgré certaines idées reçues.


